Nicaragua Explorando



À propos de nous
En 2019, quelques guides touristiques Nicaraguayens parlant FRANÇAIS, fiers de leur pays et de leur métier, décidaient de se regrouper pour créer une petite agence touristique locale au Nicaragua et offrir aux touristes francophones de la planète un tourisme durable et personnalisé.
La situation politique et économique s’étant considérablement détériorée au Nicaragua, certains des guides ont dû s’exiler pour avoir un meilleur avenir ou pour leur sécurité et d’autres ont cherché d’autres emplois puisqu’ils n’étaient plus en mesure d’offrir un accompagnement de qualité et sécuritaire aux touristes étrangers.
CONSÉQUEMMENT, EN RAISON DE LA SITUATION POLITIQUE, DE LA PRÉSENCE DE RISQUES IMPORTANTS ET DE LA CRIMINALITÉ, NICARAGUA EXPLORANDO NE RECOMMANDE PAS DE VISITER LE NICARAGUA.
LES DIX (10) RAISONS POUR ÉVITER LE NICARAGUA
1. La dictature et l’axe autoritaire
- Le régime de Daniel Ortega et de sa co-présidente Rosario Murillo a implanté un virage totalitaire et un alignement géopolitique avec la Russie et la Chine. Cela se traduit par l’adoption de technologies, de lois de surveillance et de censure inspirées de ces pays. Toute dissidence est sévèrement réprimée et il existe un musellement total de la presse indépendante et la dictature a fermé des milliers d’ONG et des universités.
- Le Nicaragua interdit formellement toute activité ou prise de position politique de la part des étrangers. Exprimer le moindre commentaire critique, participer de près ou de loin à des rassemblements ou même relayer une information sensible en ligne sont criminalisés. Même en tant que touriste, il existe un risque de détention arbitraire dans ce pays et vous n’aurez aucun recours juridique en cas de litige, d’accident ou de contrôle abusif. Les ambassades étrangères ont une marge de manœuvre extrêmement limitée face à un État autoritaire qui criminalise toute critique (par exemple, partager une publication critique sur les réseaux sociaux peut mener à l’arrestation ou à l’expulsion immédiate). Une police politique omniprésente pourra même aller jusqu’à inventer des accusations de terrorisme, de blanchiment d’argent et de crime organisé pour des raisons politiques.
2. Les tracasseries administratives et les pièges douaniers à l’entrée
- Même pour de simples touristes, l’entrée sur le territoire peut s’apparenter à un parcours du combattant : prises des empreintes digitales, exigences de liquidités en dollars américains en parfait état (billets non déchirés), perception de taxes d’entrée variables (pots-de-vin) et fouilles intrusives aux frontières (notamment à la frontière avec le Costa Rica).
- Les douanes et la police procèdent régulièrement à des fouilles des téléphones portables, des ordinateurs et des tablettes. Le simple fait de posséder ou d’avoir partagé sur les réseaux sociaux (même depuis l’étranger avant le voyage) des publications critiques envers le régime, des photos de manifestations ou des articles de presse indépendante expose les voyageurs à une arrestation immédiate, à la confiscation de leur matériel ou à une expulsion.
- Il existe aussi une interdiction totale des drones et ils sont systématiquement saisis à la douane. De même, les équipements de photographie professionnelle, de vidéographie ou les jumelles de longue portée ou pour la vision nocturne font l’objet de restrictions draconiennes et pourraient être saisis sans recours.
3. Une économie sous perfusion et une corruption abyssale
- L’économie en très mauvais état et laisse le tiers de la population sans emploi ou avec des salaires insuffisants pour vivre décemment avec comme conséquence un appauvrissement important. Près de 30% du PIB dépend des envois de fonds provenant des Nicaraguayens expatriés.
- De plus, selon l’Indice de perception de la corruption de Transparency International, le Nicaragua stagne tristement dans les tréfonds du classement mondial (172e sur 180), figurant parmi les nations les plus corrompues de la planète. La quasi-totalité des richesses du pays et des investissements étrangers sont contrôlés par la dictature et ses partisans.
4. Le piège routier de la vitesse (limitation absurde)
- Depuis l’instauration d’un décret national drastique, la limite de vitesse est fixée à 50 km/h, même pour les grands axes routiers (40 km/h pour les motos), souvent sans signalisation adéquate pour l’indiquer. Cette mesure est devenue une véritable vache à lait pour une police routière corrompue. Les contrôles arbitraires se multiplient pour extorquer des pots-de-vin en espèces aux conducteurs sous la menace de saisir les permis de conduire ou le véhicule.
5. L’invasion des produits de basse qualité
- L’augmentation importante des importations en provenance de Chine en raison des accords politiques et de l’isolation du Nicaragua face aux autres pays a amené l’envahissement de produits chinois à la durabilité plus que douteuse et cette invasion entraîne aussi la destruction des petits commerçants locaux..
6. Criminalité et libération des prisons
- La surpopulation carcérale, exacerbée par l’incarcération massive de prisonniers politiques, a poussé le système à libérer régulièrement des vagues de criminels de droit commun avant la fin de leur peine. Conjuguée à la pauvreté endémique, cette situation alimente une insécurité de proximité (vols à la tire, agressions, cambriolages) qui pèse lourdement sur les secteurs fréquentés par les touristes.
7. Effondrement du tissu social
- Une observation sociologique dure mais décrite par de nombreux observateurs de la société civile locale a constaté la peur généralisée, la délation institutionnalisée et la survie économique à tout prix de la population. Cela entraîne un mode de vie qui incite les Nicaraguayens à vivre dans le mensonge, le vol et la manipulation, sans reconnaissance pour de l’aide reçue et sans solidarité.
8. Système de santé et menaces sanitaires
- Le système public est exsangue, sous-financé et sous-équipé. Le pays fait aussi face à des vagues récurrentes de maladies transmises par les moustiques (dengue, zika, chikungunya), sans compter une gestion gouvernementale traditionnellement opaque et inadéquate face aux crises sanitaires.
9. Tourisme sexuel et infections
- La précarité économique extrême pousse une frange vulnérable de la population vers l’exploitation sexuelle avec une augmentation fulgurante des infections sexuelles et les structures de prévention et de santé sont largement défaillantes.
10. Déliquescence des infrastructures touristiques
- En raison de la chute drastique du tourisme international (provoquée par la crise politique de 2018 et les années de fermeture qui ont suivi), de nombreux hôtels, sites touristiques, restaurants et routes ont été abandonnés ou manquent cruellement d’entretien.
CONCLUSION : IL FAUT RETIRER LE NICARAGUA DE VOTRE LISTE DE VOYAGES
- Visiter le Nicaragua aujourd’hui, ce n’est plus « sortir des sentiers battus », c’est financer une dictature parmi les plus corrompues au monde et s’exposer à des risques importants. Entre un système de santé défaillant, des infrastructures touristiques à l’abandon, une insécurité et une criminalité grandissante et des attrapes administratives constantes (comme la fameuse limitation à 50 km/h), auxquelles il faut ajouter un climat de paranoïa de la dictature (fouille de vos téléphones portables), la criminalisation de la moindre critique et le risque réel de détention arbitraire sans pouvoir obtenir une aide efficace possible de votre ambassade.
- Visiter le Nicaragua aujourd’hui, c’est appuyer – via les taxes, les redevances et la corruption – un système qui emprisonne son peuple et détruit les libertés fondamentales. Votre argent ira peu à l’économie locale indépendante et sera plutôt récupéré par le clan au pouvoir.
- Face à l’arbitraire d’un régime policier allié à des pays autocrates de la planète, vous n’aurez aucun droit. Épargnez votre argent, refusez de cautionner l’oppression d’une société et choisissez une autre destination où la liberté et la sécurité ne sont pas une option.